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 UN TEMOIGNAGE PARMI TANT D AUTRES

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dan
Rang: Administrateur* LA SANTE DE NOS ENFANTS EN DANGER


Nombre de messages : 4785
Date d'inscription : 24/10/2004

MessageSujet: UN TEMOIGNAGE PARMI TANT D AUTRES   Sam 5 Mar - 16:26

Le syndrome de la fatigue chronique : quand une vie bascule
par Gouny Araguas

Je suis une jeune femme de 35 ans. Cela fait un peu plus de trois ans que j'ai quitté la France pour m'établir au Qubec. Depuis 20 mois, je souffre du syndrome de la fatigue chronique et je suis loin d'être atteinte de la forme la plus virulente.

Mon histoire est simple et presque banale pour une personne relevant du SFC. Avant cette maladie, j'étais dynamique, performante, je ne craignais rien ni personne. Toujours à fond dans mon travail, dans ma vie, m'oubliant très souvent pour donner aux autres. J'étais une grande sportive avec beaucoup d'énergie.

En février 1998, j'ai attrapé une grippe qui m'a clouée au lit. Puis une grande fatigue a pris la relève, accompagnée d'un début de dépression. Je n'avais plus d'énergie, plus le goût de quoi que ce soit, le neutre. L'autonomie dont je disposais par jour était de deux à trois heures, et je l'utilisais pour des besoins de base, faire ma toilette, manger. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je suis allée consulter ma docteure ainsi que des praticiennes en médecine alternative et toutes ont déclaré que je faisais un burn out ou que je souffrais d'un grand stress. Avec cette grande fatigue, une multitude de symptômes incontrôlables sont apparus, s'enchaînant très vite et même se déchaînant. Fièvres, réactions allergiques, impression d'angine de poitrine, engourdissement des membres, décharges électriques, perte de libido, et j'en passe...

On plaint souvent la personne atteinte de cette maladie. Il ne faut pas oublier l'autre, la conjointe ou le conjoint qui vit aussi à sa maniäre le SFC. Je suis établie depuis deux ans à Montréal avec ma conjointe. Depuis que le syndrome de la fatigue chronique est entré dans notre vie, bien des choses ont changé et bien des questions demeurent sans réponse.

Nous étions un jeune couple plein d'envie et de désir. Nous faisions l'amour très souvent et avec passion. Malheureusement, du jour au lendemain, plus d'énergie sexuelle de ma part, la panne, la panique. Et là, les questions, les frustrations, le sentiment d'abandon, les craintes se sont enchaînés. J'étais perdue ainsi que ma compagne. "Qu'allons nous faire? Faut-il nous séparer? Veux-tu vivre des aventures le temps que..."

Le temps que quoi?! Le temps ne fait rien à l'affaire. On sait quand cela commence mais jamais quand cela se termine. Alors il faut prendre d'autres chemins et c'est là que l'on s'aperçoit de la force du couple. Nous avons choisi d'établir une belle communication, fondée sur le respect et la confiance. Dès que l'une vit un désagrément en rapport à notre couple, nous tentons de l'exprimer. Je dis bien nous tentons car le dialogue n'est pas un art donné à toutes les personnes. Pour ma part j'ai eu plus de difficultés à m'ouvrir, venant d'une culture qui véhicule le non-dit. Toutefois, ce travail est bénéfique pour moi et pour notre relation de couple.

Il y a eu aussi une autre épreuve qui m'a beaucoup appris. Je n'étais plus capable de travailler. Du jour au lendemain, plus de travail. Toute la journée à réfléchir. "Que faire? Comment le faire?"

J'ai la chance d'avoir une compagne qui m'épaule financièrement. Je ne suis pas comme beaucoup de femmes démunies, sans ressource et dans la rue. Là aussi je m'estime chanceuse. Pour l'instant, je m'occupe de petites choses dans la maison, je cuisine. Mais nous vivons là encore des frustrations, des angoisses. Ma compagne est travailleuse autonome et son lieu de travail est à la maison. Parfois, la vie roule sans encombre, mais à d'autres moments, je culpabilise de ne pas faire entrer d'argent dans le foyer. Je ne suis pas toujours à l'aise quand la date du loyer arrive ou quand vient le moment de faire les courses. Je ne peux rien payer et je lui demande de l'argent pour les achats. Mais là aussi notre communication aide à démystifier les moments de panique.

Comme beaucoup, je n'acceptais pas le SFC. J'étais une femme forte, jamais malade. J'ai lutté contre cette maladie pendant un an, pour rien.

Avant, j'avais une résistance à toute épreuve. Avant, je donnais mon temps sans compter. Avant, je dormais cinq heures par nuit. Aujourd'hui, je suis une jeune femme de 35 ans qui apprend à vivre d'une façon plus harmonieuse avec elle-même. Présentement, je travaille à la maison cinq heures et je fais deux à trois heures de sieste obligatoire en suivant, pour mon équilibre physique et mental. Actuellement, mon énergie remonte en douceur mais je n'ai toujours pas de réserves. J'ai fini par intégrer en moi le fait que je suis atteinte de cette maladie et que je peux en avoir encore pour longtemps. Depuis cette prise de conscience, je la vis mieux, je garde le moral et j'espère en des jours meilleurs.


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