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 ANTIBIOTIQUE""" DANGER""""

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dan
Rang: Administrateur* LA SANTE DE NOS ENFANTS EN DANGER


Nombre de messages: 4470
Date d'inscription: 24/10/2004

MessageSujet: ANTIBIOTIQUE""" DANGER""""   Sam 16 Sep - 10:14

Des séquelles invalidantes et irréversibles



Il
fallait auparavant se protéger des maladies, il faut désormais se
protéger aussi des médicaments, y compris de certains dont on a une
image très positive : les antibiotiques.
Des années de
surprescription ont rendu moins efficaces les traditionnels traitements
aux pénicillines, macrolides ou tétracyclines, et une classe
d'antibiotiques actifs contre la plupart des bactéries s'impose
progressivement : les fluoroquinolones, communément appelées quinolones.

Mais les problèmes de résistance aux bactéries ne suffisent pas à
expliquer l'engouement pour ces puissants médicaments
chimiothérapeutiques tout-terrains,[b] complètement artificiels

: leur prix élevé assure de confortables rentes aux laboratoires qui
encouragent leur distribution par l'intermédiaire de leurs 20000
visiteurs médicaux, et l'Assurance Maladie pense faire des économies
-traitements courts, efficacité satisfaisante- en réduisant les jours
d'arrêt de travail. L'Afssaps estime que le rapport bénéfice/risque est
favorable. En théorie, tout va donc très bien. Comme tout allait bien
jusqu'en 2004 pour le Vioxx®, qui aurait selon les études provoqué
entre 28000 et 140000 morts rien qu'aux Etats-Unis. En mars 2006 et
cette fois en France, le Comité Economique des Produits de Santé a tiré
la sonnette d'alarme, estimant que ces médicaments sont surprescrits,
et reconnaissant que les visiteurs médicaux informent mal les médecins
de leurs effets secondaires.

En avril, la pharmacovigilance a lancé une discrète enquête sur les effets à long terme de ces antibiotiques considérés comme des médicaments "sensibles".



En mai 2006, un article du Washington Post
nous apprenait que Pfizer, leader mondial de l'industrie
pharmaceutique, aurait pratiqué en 1996 une expérience sauvage sur 200
enfants et nourrissons nigérians afin de tester une fluoroquinolone, le
Trovan®, qui sera mise sur le marché en Europe en 1997 avant d'être
interdite en 1999 en raison de ses graves effets secondaires. Des
enfants décéderont, d'autres garderont des séquelles irréversibles. Le
Trovan® devait rapporter des milliards de dollars. 30 familles
nigérianes ont mis Pfizer en procès à New-York, pour traitements
inhumains, cruels et dégradants.
Autre fluoroquinolone du même
fabricant, le Logiflox® a fait des victimes graves en France. Deux
jeunes filles atteintes à 23 et 28 ans s'apprêtent à mettre Pfizer en
procès en France.Le géant pharmaceutique s'est récemment débarrassé de
ce produit, revendu à un petit laboratoire français, Biocodex®, qui
médiatise sur le thème du respect et de l'humilité face aux
professionnels de la santé et aux patients.

Les effets graves des quinolones commencent à apparaître parfois un an et demi après la prise,
et les systèmes de pharmacovigilance ne sont pas adaptés à la remontée
d'événements indésirables apparaissant à moyen ou long terme. On sait
que les quinolones peuvent rester des mois dans certains tissus, et possiblement des années.

Dans ces conditions, la plupart des victimes ne font pas le lien entre des douleurs tendineuses, une arthrose précoce ou des problèmes cutanés graves et
la prise d'un antibiotique dont elles ont déjà oublié le nom. D'autant
plus que l'on sait que des destructions cellulaires graves peuvent
passer complètement inaperçues, notamment au niveau des tendons.

Le problème est d'autant plus grave que d'après plusieurs travaux, les Français seraient plus touchés par certaines séquelles invalidantes que les Britanniques ou les Américains, pour des raisons non élucidées à ce jour.

Ces « antibiotiques
de la dernière chance », « antibiotiques du futur », « antibiotiques à
tout faire », « arme ultime contre les bactéries »
mais aussi « antibiotiques qui paralysent » pour
reprendre l'expression du journaliste-écrivain Eric Brunet qui s'est
intéressé à la question sont souvent prescrits pour de simples
sinusites, rhinites, otites, cystites, quand ce n'est pas en prévention
ou pour des indications erronées. Pourtant, les cas pour lesquels les
fluoroquinolones sont indispensables en première intention ne sont pas
vraiment nombreux. Il suffit de voir leur très faible taux
d'utilisation dans certains pays d'Europe à forte tradition sanitaire
et où la population se porte très bien.

Il a fallu attendre le milieu des années 90 pour que certains effets graves commencent à apparaître dans les notices.
On a pourtant à ce jour déjà attribué aux fluoroquinolones environ un millier d'effets secondaires, un vrai catalogue de maladies.
Il est par exemple désormais établi que plusieurs de ces substances sont cancérigènes.
En 1998, l'organisme gouvernemental américain OEHHA -cité comme
référence par la Direction Générale de la Santé et le Comité d'Hygiène
Français- classait en juillet le père de toutes les quinolones, l'acide nalidixique, découvert en 1962 et encore largement distribué en France récemment, comme produit cancérigène. En
2002, la dose maximale tolérable, estimée pour une exposition sur 70
ans et pour que cela provoque un cancer sur une personne sur 100'000,
fut fixée à 716 mg. Les doses journalières sont de 1000 à 2000 mg/jour lors d'un traitement au Negram® ou Negram Forte®.

Quant aux autres quinolones, malgré le manque de tests spécifiques, on
retrouve des cas de cancers pour deux des quinolones les plus vendues
dans le monde, mis en évidence soit lors d'études (lévofloxacine,
gémifloxacine) ou par la pharmacovigilance (ciprofloxacine,
Grande-Bretagne). Les études sur les mammifères ont mis en évidence un
important potentiel cancérigène. Des expériences sur les cellules
humaines in vitro ont aussi abouti à la formation de cellules
cancéreuses.
La question est de savoir sous quel délai les cancers peuvent apparaître chez l'humain : 3 mois ? 20 ans ? 40 ans ?



Aucune
étude à long terme n'a été menée sur la question, on imagine aisément
que personne ne veuille financer de tels travaux. Etonnant lorsque l'on
sait que des milliers publications existent à propos des
fluoroquinolones !
L'un des effets les plus spectaculaires de ces antibiotiques est l'atteinte des tendons d'Achille, présentée positivement comme un tendinite la plupart du temps. Il s'agit en fait essentiellement de nécroses des tissus tendineux, correspondant donc à des morts cellulaires massives.
Mais de nombreuses victimes le savent bien, ainsi que quelques
spécialistes français réputés, ce sont tous les tendons qui sont en
réalité susceptibles d'être atteints. Les muscles peuvent également
être détruits, comme le cœur... qui possède de plus des tendons.

Des médecins n'hésitent pas à parler d'empoisonnement.
Une "pointure" de la rhumatologie explique que 6 mois après une
exposition de dose et durée normales, la substance est encore
significativement présente dans le corps.
Un autre effet grave, moins connu, est la dissolution chimique des cartilages, allant jusqu'à provoquer une arthrose
parfois évoluée en quelques jours ou semaines seulement. Plus fréquente
chez l'adolescent, elle justifie chez l'humain en croissance une
contre-indication absolue, sauf en dernier recours. Vides articulaires,
ramollissement, fissurations et ulcérations irréversibles des
cartilages, ont été observés chez des membres de notre association et
attribués à la prise de fluoroquinolones.

Parmi l'interminable liste des effets graves connus, parfois irréversibles, citons les séquelles
rénales, hépatiques, cardio-vasculaires, neurologiques, cérébrales,
baisse des sens dont la vue, destruction du collagène, altérations de
la peau, etc.

témoigne un médecin qui connaît les effets de ces antibiotiques, qui
peuvent ronger le corps de l'intérieur jusqu'à une véritable
décomposition des tissus.

La prise de quinolones expose à des invalidités permanentes et graves. Fauteuil roulant, béquilles, minerve, prothèses, inaptitude professionnelle, familles ravagées, coût délirant pour la société.

Un seul cachet suffit à détruire une vie. Une seule prise suffit à nécroser les tendons ou attaquer les cartilages. Il
n'existe de plus aucun moyen de prévoir une « intolérance » aux
quinolones. Des gens jeunes, en parfaite santé, sans aucune
prédisposition en ont été victimes. La plupart des prescripteurs n'ont
qu'une connaissance très superficielle voire fantaisiste du profil
toxicologique de cette classe d'antibiotiques : ils savent ce que les
"délégués médicaux" des laboratoires daignent leur donner comme
informations la plupart du temps, c'est à dire quelques rares effets
secondaires réversibles.

Il n'y a évidemment aucun antidote.

Si
certains médecins ou services hospitaliers commencent à limiter voire
proscrire ces médicaments qu'ils estiment trop dangereux, d'autres,
inconscients du danger, mal informés ou désireux de minimiser la durée
des arrêts de travail n'hésitent pas à les employer à tour de bras.

Plusieurs
membres de l'AVQ ont contacté la pharmacovigilance dès janvier 2006
pour l'alerter des graves séquelles qu'elles subissent à long terme, et
qui souvent ne figurent pas dans le Vidal® ni dans la notice. Ces
médicaments seraient très surveillés en France. Comment expliquer alors
que parmi les centaines de médecins souvent spécialistes vus par les
victimes, aucun ne sache que les fluoroquinolones peuvent provoquer des
séquelles neurologiques irréversibles (risque précisé dans les notices
américaines), de l' arthrose ou des cancers (effets figurant notamment
dans le dossier américain de demande d'AMM pour la lévofloxacine
-Tavanic® en France-, effets notifiés dès 1996).

L'agence
du médicament a du affronter une crise des fluoroquinolones dans les
années 90 en raison d'une inflation du nombre de tendinopathies à une
période ou au mieux un cas sur 342 était déclaré aux autorités (étude
de la pharmacovigilance de Nancy, 1996) et qu'à peu près rien n'a été
fait depuis dans les faits malgré des discours de façade qui ne peuvent
que faire sourire une personne un tant soit peu informée. Si la
molécule la plus dangereuse a été retirée du marché après 7 ans de
tergiversation des pouvoirs publics, d'autres molécules
particulièrement dangereuses ont fait leur apparition.














<blockquote>Rudy Demotte, actuel Ministre belge des affaires sociales et de la Santé publique, déclarait en 2004 :

"De même, je veux combattre la surprescription – c’est-à-dire la
prescription inadéquate et même dangereuse – des quinolones de la
dernière génération pour des infections que l’on peut très bien
combattre avec des antibiotiques dont le spectre est plus adapté à la
pathologie du patient."

La Belgique prescrit presque autant de quinolones par habitant que la France.[/b]
</blockquote>[/size][/b]
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